Or, pour moi la culture

Or, pour moi, la culture,...
poète : Jacques Lacarrière

Or, pour moi, la culture, c'est tout ce qui refuse les similitudes, l'immobilisme des racines, les miroirs de la mémoire close, tout ce qui refuse ou écarte le semblable ou le similaire pour rechercher ce qui est différent, ce qui est dissemblable. Etre cultivé aujourd'hui, ce n'es pas lire Tacite ou Homère dans le texte (ça c'est l'érudition), ce n'est pas non plus connaître par c½ur les composantes chimiques du sol de Mars ou de Saturne, c'est simplement admettre jusqu'en sa propre création la culture des autres, c'est même au besoin se mêler à elle et la mêler en soi. Etre cultivé aujourd'hui, c'est porter en soi à sa mort des mondes plus nombreux que ceux de sa naissance. C'est s'enrichir et s'agrandir en se tissant, se métissant de la culture des autres.

Jacques Lacarrière

Extrait de « Nous ne sommes plus des paramécies »
Texte publié dans la revue Gulliver (93)

édition
printemps des poetes 2008

# Posté le samedi 15 mars 2008 04:46

Qui sommes nous?

Un individu, un humain à part entière qui porte en lui la mémoire de ses ancêtres, de ses traditions et de sa culture et qui tente d'écrire son histoire dans le présent, dans un contexte donné.

Métisse au 21ème siècle :

Métissage : richesse, brassage, ouverture, point de convergence des différences. Enfant symbole de 2 cultures.

Je suis d'ici et d'ailleurs. Pourquoi, parfois ce sentiment d'être de nul part. Cette mission qui nous est donnée est parfois bien lourde. Je suis de là où je suis née et je suis de là où je ne suis pas née.
Nous appartenons à deux peuples, mais peut être finalement à aucun. Nous qui sommes nés ici, sommes nous vraiment considérés comme d'ici ou bien d'ailleurs. Nous qui partons là bas, sommes nous considérés comme de là bas ou bien d'ici?
A quel peuple j'appartiens, qui me reconnais comme l'un des siens?
. Ceci pourrait renvoyer à des notions de nationalité, qu'est ce qui fait qu'on obtient la nationalité française?
"Vous êtes français de naissance, par "filiation", si au moins l'un de vos parents est français. "
Vous êtes français de naissance si vous êtes né en France et si :
- au moins l'un de vos parents est né en France, quelle que soit sa nationalité
source "http://www.cnt-f.org/com-juridique.rp/images/aj36.htm"Le problème à mon sens n'est pas une question relative à la nationalité. Il s'agit plus d'un problème de reconnaissance et de considération, pour se sentir appartenir à un peuple, il faut que celui-ci nous considère comme l'un des siens. Pourquoi nous parle t'on encore d'intégration, dans le pays ou nous sommes nés? Je pense que cette question résume la problématique que certains appellent "du cul entre deux chaises" ou chaque chaise renverrait vers l'autre.

Le métis (ou l'enfant de double culture), est-il étranger dans son (ses) pays?

# Posté le vendredi 29 février 2008 10:07

un peu d'histoire avec wikipedia.fr

un peu d'histoire avec wikipedia.fr
Le terme mulâtre (au féminin mulatresse) désigne l'individu né d'un père noir et d'une mère blanche, ou d'une mère noire et d'un père blanc ou de deux parents mulâtres. Il est tiré de l'espagnol mulo (mulet).

Le terme mulâtre a un peu vieilli en France, n'étant utilisé de façon relativement courante qu'aux Antilles (milate, mot créole dans les îles francophones), ou par des écrivains, des artistes. Les équivalents portugais et espagnols mulato (et mulatto) restent couramment utilisés, c'est peu le cas dans d'autres langues.

De nombreuses personnes estiment que le terme mulâtre est ancien, trop lié à l'esclavage et péjoratif. Ils trouvent l'étymologie faisant référence au mulet peu honorable et préférent utiliser le terme de métis qui est néanmoins un peu moins précis car il comprend toute sorte de métissages, le terme mulâtre ne concernant lui que les personnes issues d'un parent blanc et d'un parent noir.

La désignation des personnes selon leur couleur a eu une telle importance par le passé que chaque teinte entre le noir et le blanc avait son qualificatif. Dans les Antilles françaises, espagnoles et portugaises, au Brésil, dans le sud des États-Unis comme dans d'autres colonies, l'importance de l'origine raciale ne s'arrêtait pas à la première génération. Une classification selon la part de « sang noir » s'est mise en place, ainsi traditionnellement:

Un enfant issu d'une union noir-blanc est un mulâtre (mulâtresse)
Un enfant issu d'une union mulâtre-blanc est un quarteron (quarteronne)
Un enfant issu d'une union quarteron-blanc est un octavon (octavonne)
Un enfant issu d'une union mulâtre-noir est un câpre (câpresse) ou un griffe
Le terme quarteron signifie que l'individu a un quart de sang noir et octavon qu'il en a un huitième (les qualificatifs ont par exemple été utilisés concernant Alexandre Dumas père et fils).

En langue anglaise la division ne s'arrêtait pas à octoroon (l'équivalent d' octavon), on avait donc ensuite le quintroon (c'est-à-dire la cinquième génération à partir de l'ancêtre noir), nettement plus fréquent que son synonyme hexadecaroon (qui signifie que l'individu a un seizième de sang noir). Ces derniers qualificatifs ont probablement été très peu utilisés car à ce niveau les individus n'ont plus aucune caractèristique les différenciant des blancs ou supposés blancs à 100%.

Ces termes ont été inventés en majorité par les esclavagistes pour qualifier les catégories intermédiaires entre les maîtres et les esclaves, entre les « blancs » (ou « békés » aux Antilles) et les « nègres » ; ceux qu'ils ne considéraient pas encore comme des égaux mais plus vraiment comme des bêtes de somme. Inspirés de l'élevage animal, ces termes avaient indéniablement un but de classification raciste pour savoir qui pouvait être considéré comme un esclave ou non.

Le mulâtre jouissait jusqu'au milieu du XXe siècle dans les Antilles et en Amérique latine (également dans le sud des États-Unis) du prestige du sang blanc et de la force noire (chaque nuance de couleur correspondait dans l'imaginaire collectif à une valeur et à un statut social). En même temps le mulâtre suscitait, à cause de sa position, un sentiment de haine et d'agacement aussi bien chez les blancs que chez les noirs, certains préférant être employés par un blanc raciste que par un mulâtre.

Chaque famille (noire) avait pour ambition d'éclaircir son sang génération après génération car cela signifiait à terme échapper à la condition pauvre et à l'esclavage (s'affranchir par une couleur libre). Sous certaines conditions, l'enfant mulâtre pouvait être affranchi (cf Code noir), mais dans d'autres cas et dans des colonies autres que françaises même les octavons pouvaient rester esclaves.

C'est donc pourquoi certains mulâtres furent adeptes de l'éclaircissement du lignage familial et évitaient au maximum le contact avec les noirs, en se mêlant si possible aux blancs (ou supposés blancs).Ceci à été longtemps le cas au Brésil même après l'abolition de l'esclavage,c'est ce qu'on a appelé le branqueamento. Les noirs, les métis ou les indiens recherchant systématiquement une femme plus claire.

# Posté le mardi 10 juillet 2007 17:06

les couleurs de l'amour

Ta peau sur ma peau, ça leur fait peur
Aux hommes et à nos familles
Voudraient-ils changer ma couleur
Veulent-ils ma peau vanille ?

Notre amour ne laisse pas faire
Ceux qui ont l'idée bizarre
De vouloir partager la Terre
Un côté blanc, l'autre noir

Et c'est trop fort, et c'est trop court
Je suis la nuit, tu es le jour
Et c'est trop fort, et c'est trop court
Nous serons les couleurs
Les couleurs de l'amour

Notre amour sombre à l'agonie
Si tu hésites, si tu doutes
Mais ensemble, nous sommes la vie
C'est aux autres que ça coûte

Et c'est bien au delà des regards
La couleur est détail
J'ai la force, la foi et l'espoir, oh yeah
Pour gagner toutes les batailles

Et c'est trop fort, et c'est trop court
Je suis la nuit, tu es le jour
Et c'est trop fort, et c'est trop court
Nous serons les couleurs
Les couleurs de l'amour

Et c'est bien au delà des regards
La couleur est détail
J'ai la force, la foi et l'espoir, oh yeah
Pour gagner toutes les batailles
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 05 décembre 2006 14:17

laurent voulzy

laurent voulzy
Belle-Ile-en-Mer
Marie-Galante
Saint-Vincent
Loin Singapour
Seymour Ceylan
Vous c'est l'eau c'est l'eau
Qui vous sépare
Et vous laisse à part

Moi des souvenirs d'enfance
En France
Violence
Manque d'indulgence
Par les différences que j'ai
Café
Léger
Au lait mélangé
Séparé petit enfant
Tout comme vous

Je connais ce sentiment
De solitude et d'isolement

Comme laissé tout seul en mer
Corsaire
Sur terre
Un peu solitaire
L'amour je 1' voyais passer
Ohé Ohé
Je 1' voyais passer
Séparé petit enfant
Tout comme vous
Je connais ce sentiment
De solitude et d'isolement

Karudea
Calédonie
Ouessant
Vierges des mers
Toutes seules
Tout 1' temps
Vous c'est l'eau c'est l'eau
Qui vous sépare
Et vous laisse à part
Oh oh...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 01 décembre 2006 07:56